Le procès de Samir Miftah, 24 ans, Bilal Sissa, 24 ans, et Mohammed Fazzaz, 25 ans, s’est ouvert ce vendredi matin devant la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques. Les trois hommes sont jugés pour extorsion avec torture ou acte de barbarie et enlèvement.

Les faits remontent à la nuit du 7 au 8 mars 2015 à Pau. Il est 23 h quand trois hommes encagoulés font irruption dans la voiture le la victime, âgée alors de 21 ans, près du rond-point de l’université, à Pau. Le jeune homme sera conduit à Poey-de-Lescar où il sera séquestré.

Frappé à coups de pied et de poing, piqué avec un couteau, il aura aussi la tête plongée dans l’eau d’un lavabo.

Ses tortionnaires lui réclament de l’argent et de la drogue. Le frère de la victime mettra fin au calvaire en leur remettant 500 €. Le jeune homme est alors jeté dans le coffre d’une voiture abandonnée boulevard de la Paix.

Durant l’instruction, seul Bilal Sissa a reconnu son implication. Mais en début d’audience ce vendredi, Samir Miftah a présenté ses excuses à la victime, indiquant « avoir des choses à dire ». « J’ai préféré nié en espérant sortir plus vite [de prison, ndrl], que de dire la vérité » ajoutera-t-il plus tard.

L’interrogatoire des accusés sur les faits ne devrait pas avoir lieu avant lundi cependant. Cette première matinée a été consacrée à l’examen de leur personnalité avec comme point commun pour les trois : l’absence du père.

La République Des Pyrenees

Retour à l'accueil