Mardi, grèves et manifestations des fonctions publiques

Communiqué intersyndical
CFDT - CGC - CFTC - CGT - FA - FO - FSU - UNSA - Solidaires

Depuis l'arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s'accumulent pour les agents de la Fonction publique : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence, perspective de 120 000 suppressions d'emplois sur les 3 versants de la Fonction publique...

Et contrairement à l'engagement fait aux agents publics par Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle : "J'augmenterai votre pouvoir d'achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d'autant", la hausse de la Csg se traduira au mieux par une simple compensation dans la Fonction publique, c'est à dire sans gain de pouvoir d'achat pour les agent-es !

Ainsi, toutes ces mesures vont impacter fortement et négativement le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d'agents publics et fragilisent les services publics rendus aux usagers. C'est inacceptable.

C'est totalement injuste pour les agent-es, et c'est totalement inefficace pour une Fonction publique de moins en moins attractive dans de nombreux secteurs. Ces mesures ne contribuent en rien à l'amélioration de la qualité des services publics. Services publics au sujet desquels nos organisations syndicales rappellent leur demande d'un débat de fond sur ses missions s'appuyant sur le bilan des réformes déjà engagées. Enfin, nos organisations rappellent leur attachement au code des pensions civiles et militaires et seront très vigilantes sur la future réforme des retraites annoncée pour l'ensemble des agents publics.

C'est pour faire entendre ces profonds désaccords que les organisations syndicales appellent toutes et tous les agent-es à la grève, aux manifestations ou rassemblements (selon des modalités définies par les différents secteurs) pour se mobiliser le mardi 10 octobre prochain, date choisie par le ministre pour la tenue d'un rendez-vous salarial.

Elles exigent une véritable négociation salariale qui aboutisse à une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l'engagement professionnel des agent-es par une augmentation du pouvoir d'achat et la revalorisation des carrières, le non rétablissement de la journée de carence et les moyens nécessaires pour permettre aux agent-es d'exercer leurs missions de services publics.

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Source : https://solidaires.org/Journee-nationale-de-m...
Source : http://www.sudptt.org/Fonction-Publique-Mobil...


Le 10 octobre 2017 : Fonctionnaire dans la rue

pour une augmentation générale des salaires

CGT - fédération des services publics

Il y a urgence, Macron aggrave les attaques contre nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail !

Pendant la campagne présidentielle, Macron l'annonçait, tous les salariés, publics, privés, retraités verraient leur pouvoir d'achat augmenter. Force est de constater que, pour les fonctionnaires, encore une fois, le compte n'y est pas, bien au contraire !

Jamais aucune profession n'avait été autant méprisée par trois présidents successifs qui ont gelé durablement la valeur du point d'indice (élément central de la rémunération des agents de la Fonction publique) et ainsi organisé la baisse du pouvoir d'achat des agents publics et assimilés.

Alors que Macron prévoit de s'attaquer aux régimes particuliers de retraite, la CGT alerte sur les conséquences du blocage des salaires qui impacte le montant des pensions entrainant une mise en péril de la CNRACL (Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales).

1. Gel du point d'indice

Depuis 2000, les très faibles augmentations de la valeur du point d'indice, puis son gel sur les 7 dernières années, ont provoqué une chute du pouvoir d'achat des fonctionnaires de 14 % (et ce malgré une aumône de 0,6 % en juillet 2016 puis en février 2017 après une mobilisation importante des agents de la Fonction publique).

Cela représente :

  • Pour un agent de catégorie C percevant 1200 €/mois : 168 € de perte mensuelle;
  • Pour un agent de catégorie B percevant 1500 €/mois : 210 € de perte mensuelle;
  • Pour un agent de catégorie A percevant 2000 €/mois : 280 € de perte mensuelle.

Pour le reste de l'année 2017 et pour 2018 le gouvernement annonce sa volonté de geler encore la valeur du point d'indice.

La CGT revendique un dégel du point d'indice avec mesures de rattrapages des pertes depuis 2000.

2. Point d'indice différencié

Macron prétend vouloir augmenter la valeur du point d'indice pour certains fonctionnaires et pas pour d'autres, notamment les fonctionnaires territoriaux. La réalité, c'est qu'avec cette déconnexion des territoriaux du Statut général des fonctionnaires, Macron permettrait ainsi aux collectivités de fixer «arbitrairement» les rémunérations des agents et de mettre en place des «statuts locaux», tout cela ouvrant la porte au salaire à la «gueule du client» et à une vague de privatisations.

Dans sa continuité des attaques contre l'héritage de 1945, Macron le privatiseur veut tordre le cou au Statut général des fonctionnaires, seul garant aujourd'hui de l'existence d'un service public égalitaire sur tout le territoire auprès de tous les usagers.

La CGT revendique un statut unifié des fonctionnaires - notamment en renforçant le titre 1 avec le maintien d'une grille indiciaire nationale pour toute la Fonction publique - étendant à tous les agents les meilleurs garanties et droits afin de mettre fin aux disparités entre les 3 versants.

3. Augmentation de la CSG de 1,7 point

Le gouvernement Macron-Philippe a annoncé, parallèlement aux ordonnances contre le Code du travail, le remplacement de la cotisation salariale d'assurance maladie (0,75 % pour les salariés du privé) et d'assurance chômage (2,4 %) par une augmentation de 1,7 point du taux de la CSG pour tous ceux qui en sont redevables.

Dès le 1°'janvier 2018, avec ce nouveau prélèvement sur nos salaires, la réduction de notre traitement indiciaire va se situer entre 17 et 100 € par mois. Seule cette partie salariale compte pour le calcul de nos retraites et cette ponction va impacter le montant déjà faible des pensions.

La compensation prévue par le gouvernement est tout simplement injuste : il prévoit de remplacer cette perte par une prime, versée aux seuls fonctionnaires en poste au 31 décembre 2017 - tant pis pour les nouveaux -, prime qui, bien entendu, ne rentrera pas dans le calcul des retraites. En plus, ce dispositif serait dégressif au fur et à mesure de l'avancée dans la carrière... Bref, encore une perte sèche pour les fonctionnaires qui sont déjà largement impactés dans leur niveau de vie.

La CGT a toujours rejeté l'étatisation des recettes de santé au détriment du salaire différé et refuse donc non seulement l'impôt CSG, mais encore plus son augmentation. À présent, Macron entend augmenter la CSG pour I'affecter aux collectivités afin de compenser la suppression de la taxe d'habitation!

4. Jour de carence

Cette lubie inventée par Sarkozy et reprise par Macron est un non-sens. Le traitement (salaire) d' un fonctionnaire est lié a son grade et n'est aucunement lié aux aléas de sa production. Cette notion n'a aucun sens dans la convention qui fonde le Statut du fonctionnaire depuis 1946. Concernant un salarié du privé, c'est différent puisque le système de rémunération est fondé sur sa production de richesses et quand il est absent il est censé ne pas produire.

Donc, à poste non pourvu, salaire non versé. Mais, dans plus de 80 % des cas, ce sont les employeurs qui prennent en charge ces 3 jours de carence, car c'est prévu dans la convention collective.

Donc, si véritablement le gouvernement souhaitait l'équité, il supprimerait tout simplement ce jour de carence pour tous.

C'est d'ailleurs ce que la CGT revendique.

5. PPCR

Une des 10 raisons pour lesquelles la CGT a refusé de signer l'accord PPCR est que la refonte des grilles, faussement présentée comme favorable, avait une mise en place trop étalée dans le temps (allongement des carrières) : elle risquait donc d'être remise en cause, voire être ajournée par le gouvernement suivant... et, là encore, la CGT avait raison puisque le gouvernement prévoit de retarder l'évolution des grilles et donc de retarder l'augmentation des rémunérations des fonctionnaires liées à ces grilles.

La CGT revendique

  • De véritables améliorations de carrières pour tous, à l'opposé des mesures du protocole PPCR imposé par le gouvernement ;
  • La mise en place de grilles indiciaires qui permettent une évolution de carrière sur au moins deux grades ;
  • Une évolution de rémunération de 1 à 2 sur un même grade avec un salaire minimum à 1 800 € en début de carrière pour la catégorie C.

6. Formation professionnelle

Le gouvernement Hollande a baissé la cotisation du CNFPT qui est l'établissement national dédié à la formation professionnelle pour tous les agents territoriaux. Cette cotisation, calculée sur la masse salariale, est une partie de notre salaire. En baissant cette cotisation, la faisant passer de 1 % à 0,9 %, le gouvernement vole les agents territoriaux sur leur droit à la formation professionnelle.

La CGT revendique

  • Immédiatement le rétablissement de la cotisation à 1 %;
  • Dans un second temps son accroissement à 3 % afin que tous les agents de la FPT puissent bénéficier d'une offre de formation de qualité tout au long de leur vie professionnelle;
  • Le maintien des formations en présentiel et non devant un ordinateur.

Macron veut livrer les agents et les services publics a la concurrence et démanteler nos garanties collectives, comme il l'a fait dans le prive avec les ordonnances contre le code du travail!

C'est pourquoi, à la suite des 12 et 21 septembre, les fonctionnaires et salariés du secteur public (établissements publics, Offices de l'habitat, services de l'eau...) sont appelés à faire grève et à manifester le 10 octobre.

 

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Source : http://cgtbezons.over-blog.com/2017/09/le-10-…


Le 10 octobre, salarie-e-s du public et du prive

en grève et en manifestation

Toutes et tous ensemble

Solidaires Fonction publique

La fonction publique est en danger.

Le 10 octobre, jour du rendez vous salarial avec le ministre, les 9 fédérations de fonctionnaires appellent à la grève, aux manifestations, aux rassemblements et aux actions qui se dérouleront dans toute la France.

Pour Solidaires, le 10 octobre est aussi une nouvelle étape franchie dans la mobilisation interprofessionnelle contre les projets ultra libéraux du gouvernement qui organisent la régression sociale généralisée.

Après les journées des 12 et 21 septembre, les routiers depuis le 25, les retraités le 28, pleins phares sur la fonction publique !

Suppressions d'emplois publics et licenciements dans le privé: chômage partout !

Le secteur public va subir à nouveau des suppressions d'emplois massives : 120 000 sur 5 ans !

Est annoncé dans les pistes du Comité d'Action Publique 2022 le non-remplacement de tous les départs en retraite, dans le but de réaliser jusqu'à 4 milliards d'euros d'économies !
70 000 suppressions d'emplois dans le versant Territorial, 50 000 à l'Etat. Dans ce versant, les principaux contributeurs sont : Finances,

Transition écologique et solidaire, Solidarités et Santé, Travail, Agriculture et alimentation, Culture, Europe et Affaires Etrangères

Dans le privé, les plans sociaux s'accumulent avec des licenciements facilités par les lois Travail.
Pendant ce temps, le chômage de masse se pérennise et la précarité s'accroît.

Public-Privé : des inégalités grandissantes dans les deux secteurs

Dans le public, c'est de plus en plus de marges de manœuvre données au plan local avec la déconcentration des actes de gestion, la mobilité forcée pour mieux absorber les réformes avec toujours moins d'emplois. C'est le développement de l'arbitraire local. Le principe d'égalité de traitement des fonctionnaires est de plus en plus bafoué.

Avec la loi Travail 2, l'inversion de la hiérarchie des normes se généralise. Dans beaucoup de domaines, les accords d'entreprises priment l'accord de branche, ou même la loi. Les entreprises ont les mains libres pour négocier des accords au rabais! Solidaires rejette ces dérives.

Pour Solidaires, la loi est le cadre privilégié pour garantir un socle de droits sociaux pour toutes et tous, pour mettre fin au dumping social.

De même, Solidaires rejette le développement d'une politique d'accords contractuels dans le public, qui n'a d'autre but que d'abaisser le niveau d'exercice des missions et de réduire les droits des agents publics, secteur par secteur (accords de flexibilité dans l'hospitalier, PPCR ...)

Une logique globale de rentabilité et de profit à court terme

Le secteur public n'échappe pas à la logique de rentabilité qui prévaut dans le privé.

La mise en concurrence des missions de service public avec le privé est de plus en plus systématique, sous le prétexte fallacieux d'abaisser les coûts.

Transfert de missions au privé et abandon de missions de service public sont déjà annoncés dans le programme « Action publique 2022», avec une chasse aux « doublons de missions».

L'interface numérique est développée comme substitut à un service public basé sur le contact humain et fondé sur la proximité géographique.

Un grand nombre d'implantations territoriales et d'emplois sont ainsi liquidés. Restructurations, concentrations de services, transferts de missions entre collectivités publiques sont relancés dans « Action publique 2022 ».

Pour Solidaires au contraire, l'intérêt général doit prévaloir sur les intérêts particuliers et la logique de profit. Cela passe par le développement des services publics, afin de répondre aux besoins nouveaux, et des moyens budgétaires et humains à la hauteur.

Des salarié-e-s sous rémunéré-e-s

Chômage et précarité entretenus par le gouvernement font pression sur le niveau des salaires.

Dans le public comme dans le privé, les salaires sont bloqués.

Pour les fonctionnaires : gel du point d'indice 2018, compensation inéquitable de la CSG et coup de frein au calendrier de déploiement de PPCR... que Solidaires avait en connaissance de cause refusé de signer car insuffisant sinon désavantageux sur bien des points (allongements des carrières entre autres) !

Or les fonctionnaires ont perdu 18,5% du pouvoir d'achat depuis 2000.

A ce titre, Solidaires revendique l'attribution uniforme de 60 points d'indice, ainsi que la revalorisation du point d'indice.

Pour Solidaires, il faut réduire les inégalités salariales F/H, entre les catégories C, B, et A, et entre les trois versants de la fonction publique (Etat/Territorial/Hospitalier).

La remise en cause des cadres de défense des salariés

Remise en cause des CAP dans le public, suppression des IRP -institutions représentatives du personnel- c'est-à-dire des comités d'entreprises, des délégations du personnel et du CHS-CT et remplacement par une instance unique : le CES , comité économique et social (à droits non constants !) dans le privé vont de pair avec la dérégulation des droits sociaux. Une GRH sans entraves se développe dans le privé comme dans le public.

Non au dogme libéral de la réduction des dépenses publiques

Il mène les services publics et la fonction publique dans le mur au détriment de la cohésion sociale.

L'orientation fiscale du gouvernement est en fait d'alléger drastiquement l'imposition de la finance par les niches fiscales avec la multiplicité de dispositifs dérogatoires d'optimisation fiscale, la baisse de l'IS (Impôt sur les Sociétés) à 25%, la baisse de l'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) réduit à un impôt sur l'immobilier par l 'exonération des valeurs financières, le plafonnement de la taxation des revenus de capitaux mobiliers par un prélèvement libératoire à 30 %, bien en dessous des tranches supérieures de l'impôt sur le revenu.

Pour couronner le tout, pas de moyens suffisants contre la fraude fiscale, qui est surtout le fait des grandes entreprises et riches particuliers, et coûte 80 milliards d'€ à l'Etat chaque année ni la fraude sociale des entreprises 65 milliards d'€.

Ainsi, le déficit budgétaire est en réalité construit par le gouvernement!

Pour Solidaires, il faut mettre en place une réforme fiscale juste et redistributive.

Solidaires revendique le renforcement des services publics et de la fonction publique car ils contribuent à mieux répartir les richesses et à rétablir la cohésion sociale de notre société fracturée.

Convergence Public / Privé : encore et toujours !

Tous et toutes en greve et dans la rue

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Source : http://www.solidaires.org/Le-10-octobre-salar...


 

 

Journée unitaire de grève et de manifestations

dans la fonction publique

Toutes et tous mobilisés pour gagner !

CGT fonction publique

Les décisions gouvernementales le démontrent : le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement mènent une politique au service du profit, des plus riches et du MEDEF.

Face à cette avalanche de mauvais coups, il ne saurait être question de demeurer les bras croisés. Il est d'ailleurs malhonnête de prétendre que l'élection de Macron correspond à une adhésion massive à son programme, tant s'en faut.

C'est pour cela que, sans attendre, la CGT a pris ses responsabilités en appelant à la mobilisation de tous les salariés.

C'est particulièrement vrai dans la lutte engagée contre les ordonnances visant à démanteler le Code du Travail et à restreindre encore davantage les droits déjà bien limités des salariés.

Ce mouvement qui concerne tout le monde, secteur privé comme secteur public, est loin, très loin d'être terminé : il s'inscrit résolument dans la durée et va encore monter en puissance.

Il y a urgence pour la Fonction publique :

La Fonction publique et ses agents ne sont pas épargnés par cette accumulation de mesures régressives : nouveau gel de la valeur du point en 2017 et 2018, rétablissement du jour de carence, poursuite et aggravation des suppressions d'emplois, remise en cause des missions, privatisations, amputation massive de budgets socialement utiles… C'est un véritable déluge de reculs qui s'abat sur le service public et donc sur la population.

Enfin, cerise sur le gâteau, Macron ne tient ses engagements que lorsqu'ils correspondent aux voeux du patronat, puisque, dans un reniement complet, l'inacceptable hausse de la CSG ne sera pas accompagnée de la hausse du pouvoir d'achat promise pour les agents de la Fonction publique, sa simple compensation n'étant même pas acquise !

Là aussi, pour la CGT, l'immobilisme ne pouvait être à l'ordre du jour. C'est pourquoi, nous nous félicitons de l'appel unitaire de tous les syndicats à organiser la riposte le 10 octobre prochain, initiative à laquelle nous avons largement contribué.

Faisons-nous entendre le 10 octobre :

Le ministre de l'action et des comptes publics a prévu un « rendez-vous salarial » le 10 octobre.

Pas besoin d'être médium pour comprendre qu'à ce stade, cette réunion, dans laquelle Darmanin n'a prévu aucun espace de négociation, n'a pour but que d'habiller de nouvelles et considérables pertes de pouvoir d'achat.

L'heure est donc au rapport de force pour peser sur les choix du gouvernement.

L'urgence est clairement à l'augmentation du pouvoir d'achat et au rattrapage des lourdes pertes intervenues les années passées, en particulier par la revalorisation du point d'indice.

Mais, la mobilisation du 10 octobre ne se limitera pas à cet aspect essentiel.

Cette journée d'action, étape d'un processus, sera aussi l'occasion de faire valoir nos légitimes revendications, tant en matière d'emploi public que sur nos systèmes de retraite, de missions publiques, de conditions de travail…

Ensemble, pour :

  • La défense du Statut des fonctionnaires, cadre collectif de garanties pour les agents et les usagers, dans le cadre du combat interprofessionnel contre la casse du Code du Travail et du principe même de garanties nationales ;
  • L'augmentation des salaires par une forte revalorisation du point d'indice et des mesures pour rattraper les pertes antérieures ;
  • Face à la hausse de la CSG, que nous contestons, l'attribution de points permettant une amélioration du pouvoir d'achat ;
  • La reconnaissance du travail effectué dans le déroulement de carrière et donc l'abrogation de toutes les formes de salaire au mérite, dont le RIFSEEP ;
  • Des créations d'emplois statutaires et l'arrêt immédiat de toutes les suppressions ;
  • Le non-rétablissement du jour de carence ;
  • La défense et le développement des missions publiques et l'abandon de tous les projets de privatisation ;
  • La revalorisation des carrières, la revalorisation des filières et des corps notamment les corps à prédominance féminine afin d'appliquer le principe : « un salaire égal pour un travail de valeur égale », ainsi que la reconnaissance des qualifications ;
  • La reconnaissance de la pénibilité par le maintien et l'extension de la catégorie active ;
  • Le maintien et le renforcement de nos systèmes de retraite ;
  • La revalorisation urgente des pensions versées ;
  • Les moyens nécessaires à la formation professionnelle (et notamment le rétablissement du 1 % CNFPT).

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Source : http://www.cgteduccreteil.org/JOURNEE-UNITAIR...


Le 10, public-privé, on est tous là,

Le 11 on continue,
Le 12, on ne discute pas !

Front Social

Portée et propagée par le Front Social depuis des mois au nom de l'efficacité du mouvement à construire pour gagner contre Macron, l'exigence unitaire qui monte de partout et de tous les militants de toutes les organisations est devenue incontournable, au point d'être reprise maintenant par des structures confédérales.

Nous nous en réjouissons, la volonté d'union est majoritaire :

  • Solidaires appelle toutes les composantes du mouvement social à se réunir le 4 octobre (le Front Social y participera selon les termes de la présente déclaration) ;
  • des militants se sont emparés du mouvement des routiers et de la journée des retraités pour en faire l'expression du besoin d'un tous ensemble ; des mouvements d'étudiants ont décidé de leur présence à la journée d'action unitaire des retraités le 28 septembre et des structures syndicales de base en ont fait une journée interprofessionnelle ;
  • les attaques sont à ce point générales que l'unité et la convergence des luttes se sont répandues comme une condition naturelle d'efficacité contre la dispersion mortelle des journées d'action saute-mouton et des mouvements isolés et sans suite.
  • le 10 octobre, à l'origine journée dédiée uniquement à la Fonction publique, devient un rendez-vous pour l'expression de celles et ceux qui œuvrent à la convergence de toutes les luttes, du privé comme du public, des précaires ou des contrats aidés, des retraités comme des chômeurs, des étudiants ou des jeunes de quartiers ;
  • de nombreuses organisations interprofessionnelles de différentes confédérations décident d'y apparaître, pour la défense des services publics mais aussi contre le refus des ordonnances et la poursuite de l'action unitaire contre toutes les mesures anti-sociales de Macron jusqu'à satisfaction.

Il devient possible de sortir du tunnel de la division qu'avait réussi à imposer Macron pendant l'été, où des confédérations contre leurs propres adhérents avaient collaboré à la rédaction des ordonnances dédiées au seul patronat et avançaient en ordre dispersé au seul profit de leur structure propre et au détriment du plus grand nombre.

Pour que la volonté de lutte unitaire et reconductible de la base continue à être entendue, le Front Social propose :

  • de donner au mouvement l'objectif de gagner, donc de refuser les rendez-vous de pseudo-négociations, en particulier celui du 12 octobre qui vise à entamer de nouvelles attaques après les ordonnances ;
  • de faire progresser les convergence des actions, des luttes et des grèves pour faire échec à la politique de Macron ; cette unité pour agir ensemble doit être placée partout sous contrôle de toutes et tous dans leurs AG, réunions et collectifs divers réunissant toutes les structures du mouvement social qui veulent mettre en échec la politique de Macron ;
  • de faire du 10 octobre une journée interprofessionnelle pour les services publics, contre l'austérité budgétaire et pour l'augmentation des salaires, pour le retrait de la loi El Khomri et des ordonnances Macron ;
  • de faire du cortège interprofessionnel le principe même de cette manifestation ;
  • de défendre comme suite au 10 octobre et comme moyen collectif d'action la grève reconductible et d'assurer la convergence des mouvements grévistes par la revendication qui assure l'unité, le retrait des ordonnances et de la politique de destruction sociale de Macron ;
  • de lier le mouvement social à construire à celui contre l'état d'urgence permanent et la répression sous toutes ses formes ;
  • de créer ainsi les conditions d'une grève générale qui bloque l'économie ; toute l'histoire du mouvement ouvrier le prouve, c'est la seule méthode pour passer à la contre-offensive et gagner ;
  • de multiplier les initiatives unitaires et d'assurer la multiplication des collectifs Front Social comme garantie de l'unité et de la reconduction.

Déclaration adoptée lors de la coordination nationale du Front Social, le 30 septembre 2017 à Paris.

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Source : message reçu sur Front Social le 1 octobre 12h
Source : https://www.facebook.com/FrontSocialUni/photo...

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