Les distributeurs vont-ils se voir interdire de fixer un prix trop bas pour un produit donné ?

Possible !

Il est question d’augmenter le seuil de tarif en dessous duquel un distributeur ne pourra pas vendre un produit. © Shutterstock

Il est question d’augmenter le seuil de tarif en dessous duquel un distributeur ne pourra pas vendre un produit. © Shutterstock

Un prix minimum revu à la hausse

Pour le consommateur, plus le prix est bas, mieux c’est, évidemment. Mais pas pour le producteur, par exemple un agriculteur, qui produit à perte, ni pour le distributeur, qui ne fait pas de marge suffisante. C’est cette délicate équation que les États généraux de l’Alimentation, qui se tiennent actuellement, cherchent à résoudre.

Il est donc question d’augmenter le seuil de tarif en dessous duquel un distributeur ne pourra pas vendre un produit. Les professionnels appellent cela la hausse du seuil de revente à perte. Si une telle mesure était prise, alors un produit ne pourrait plus être cédé à prix coûtant, et la marge brute du distributeur devrait être d’au moins 10 à 15 %, comme l’explique le journal L’Est Républicain.

Ceci dans le but d’éviter que si le distributeur ne réalise pas de marge, il fasse pression sur les agriculteurs.

Une baisse de pouvoir d'achat ?

Mais cette réforme n’est pas du goût de tous. Ainsi, Michel-Édouard Leclerc, patron des magasins du même nom, craint qu’elle n’entraîne une hausse des prix de l’ordre de 5 à 15 % sur des milliers d’articles. Il n’est pas le seul à le redouter. 

L’UFC-Que Choisir estime que cela ferait augmenter de 2,5 % le prix du panier de la ménagère, et amputerait le pouvoir d’achat des Français de 1,4 milliard d’euros au total. Des calculs contestés par d’autres acteurs du secteur, pour qui la hausse des prix serait tout à fait mineure, et donc indolore pour les consommateurs.

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