Des migrants porte de la Chapelle. Image d'archive.

Des migrants porte de la Chapelle. Image d'archive.

Le 7 juillet, près de 2 800 migrants qui campaient porte de la Chapelle ont été évacués et mis à l’abri. Selon les associations, entre 800 et 1 000 personnes dorment de nouveau à la rue dans ce quartier.

 

Un mois après l’évacuation du campement de la porte de la Chapelle, des dizaines de tentes sont de nouveau visibles dans la pénombre des ponts de ce quartier parisien. 

Bidonville en plein Paris, le camp de la porte de la Chapelle s’est constitué au fil du temps autour d’un centre d’hébergement ouvert en novembre 2016 et censé accueillir les demandeurs d’asile arrivant pour la première fois dans la capitale. Il était prévu que les primo-arrivants restent pour un maximum de deux semaines avant d’être redirigés vers d’autres structures d’accueil. En théorie seulement. Dans la réalité, ils restent bien plus longtemps parce que l’Etat n’a pas créé ailleurs les places en nombre suffisant pour que cette rotation soit possible.

Avec seulement 400 places, le centre s’est vite avéré sous-dimensionné. 90 entrées pour 50 sorties ces derniers jours. A l’extérieur, plusieurs campements informels se sont formés où les réfugiés vivent dans des conditions d’hygiène déplorables. Le 7 juillet, près de 2 800 migrants, dont beaucoup de réfugiés venant du Soudan et d’Afghanistan, ont été évacués vers des gymnases de la région parisienne.

Un mois plus tard, la situation n’est toujours pas résolue. Avec une cinquantaine d’arrivées par jour, les associations présentes sur place estiment qu’entre 800 et 1 000 personnes dorment à la rue.

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