Y'a pas à dire, ils savent compter les commissaires...

Y'a pas à dire, ils savent compter les commissaires...

Sur les deux premiers mois de l’année, 500.000 euros ont été dépensés pour les voyages officiels des commissaires européens. C’est ce qu’a révélé l’Institution européenne fin juillet sous la pression d’une ONG. Et certains déplacements ont une addition très salée...

75.000 euros pour un voyage à Bakou en Azerbaïdjan, de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini ; près de 27.000 euros pour un déplacement de deux jours à Rome du patron de la Commission, Jean-Claude Juncker… L’institution européenne a révélé, fin juillet, les frais de déplacement de ses membres, et certains chiffres donnent le tourni. C’est le journal belge Knackqui a été le premier à s’emparer de ces données le 8 août dernier.

 

Il aura fallu la pression d’une ONG espagnole, Access Info Europe, pour que l’administration européenne se décide enfin, fin juillet, à lever le voile sur ces chiffres. Mais Jean-Claude Juncker a décidé de se limiter aux seules données des deux premiers mois de l’année. Ainsi, pour les mois de janvier et de février, on apprend que les frais de déplacement des 28 commissaires européens ont coûté la bagatelle de près de 500.000 euros.

Ces commissaire européens ont participé à 261 voyages officiels sur les deux premiers mois de l’année. D’après les estimations de l’hebdomadaire belge, cela représente un coût de déplacement par tête d’environ 1.886 euros, comprenant à la fois l’hébergement et le logement.

Le coût élevé des “avions-taxis”

Si le coût moyen d’un déplacement ne semble pas prêter à polémique, ceux de Federica Mogherini et Jean-Claude Juncker, déjà cités, ont suscité la curiosité des médias. Contactée par Mediapart, la Commission européenne a expliqué que le prix élevé de ces déplacements s’explique par le recours à des avions-taxis, c’est-à-dire des appareils spécialement affrétés pour la Commission par des compagnies privées, ce qui fait flamber le prix du vol.

Ces “avions-taxis” étaient, selon la Commission, le seul moyen pour les commissaire, de respecter leur planning de déplacements dans les temps, ce que ne permettait pas les vols classiques. L’institution cite en exemple le déplacement de Federica Mogherini en Azerbaïdjan qui, en deux jours, a dû relier Bakou depuis Bruxelles, puis Erevan en Arménie, avant de rejoindre la Belgique.

 

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