Emmanuel Macron entendait légiférer rapidement par décret. S’il a déjà rompu de nombreuses promesses (augmentation du budget de l’armée, abandon en rase campagne des agriculteurs bio, etc.), il a néanmoins tenu à l’honorer lorsqu’il s’est agi d’accentuer la répression contre les Français dont les opinions ne coïncident pas avec la doxa contemporaine.

Identité de genre et handiphobie

C’est un décret signé de la main du Premier ministre Edouard Philippe, de la ministre de la justice Nicole Belloubet et de la ministre des outre-mer, Annick Girardin. Publié le 3 août 2017 au journal officiel, le décret « relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire » modifie le traitement pénal des opinions déviantes de manière importante.

Premièrement, le champ de la répression judiciaire est considérablement élargi puisque, désormais, les propos diffamatoires ou injurieux en raison de l’identité de genre ou du handicap d’une personne seront punis.
Concrètement, c’est l’entrée dans le code pénal français de deux notions portées par l’extrême-gauche depuis plusieurs mois : identité de genre et handiphobie.
Deux ajouts qui viennent gonfler le champ des condamnations possibles.

La fin du terme « race » et augmentation des peines encourues

Dans le même esprit, le terme sulfureux de « race » est remplacé par celui de « prétendue race ». Un glissement sémantique qui entend acter que le débat scientifique sur l’existence de races humaines est réglé. Pourtant, il n’a jamais été aussi vivace que ces dernières années, grâce aux apports décisifs de la génétique.

Ensuite, le décret pris par Edouard Philippe et deux de ses ministres vient augmenter significativement les amendes encourues par ceux qui seraient reconnus coupables de provocation, diffamation ou injure non publique présentant un caractère raciste ou discriminatoire. En effet, ce sont désormais des amendes de 5e classe qui sont risquées soit 1 500 € et 3 000 € en cas de récidive. Cela constitue un doublement de la peine pécuniaire potentielle.
Un stage de citoyenneté est également ajouté à l’éventail des peines possibles.

La victoire culturelle de la Gauche ?

Paul Logier, contributeur régulier de Breizh-Info par ces tribunes libres et courriers, nous adresse cette réaction à la signature du décret du 3 août 2017. Lui qui a récemment co-signé une tribune libre très discutée sur le fantasme de la victoire culturelle de la Droite y voit une nouvelle preuve que la Gauche remporte batailles sur batailles.

« Cette accentuation de la répression d’Etat contre les déviants refusant le politiquement correct est gravissime. Rien que le fait qu’on inscrive dans le code pénal que la notion de race est inapplicable à l’espèce humaine est révélateur du parti-pris idéologique d’un tel décret. Le débat n’est pas du tout tranché scientifiquement ! Quant à l’apparition du terme « identité de genre » et du concept de handiphobie, quelle preuve plus éclatante de la victoire culturelle de la Gauche vous faut-il ? Toutes les thématiques portées par les milieux gauchistes les plus radicaux infusent dans le débat public et ce de plus en plus rapidement. »

Et Paul Logier s’inquiète des conséquences sur l’état de la liberté d’expression en France. « Nos élites passent leur temps à pointer du doigt les régimes dictatoriaux de par le monde mais ne se rendent même pas compte qu’en France, on peut subir de très lourdes peines pour avoir énoncé, en privé, son opinion sur des sujets polémiques.

C’est absolument incroyable ! Si réprimer l’injure publique peut bien entendu être envisagé, la simple énonciation d’une de ses convictions, sans haine, ne doit pas être interdite par la police de la pensée unique. A terme, c’est malheureusement ce qui nous attend. L’histoire s’accélère dramatiquement et bientôt, les premiers embastillements pour simple déviance idéologique auront lieu. »

Crédit photo : Capture d’écran PDF Journal officiel
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