Aménagé en avril dernier par l’État, le camp de Blida recense plusieurs centaines de migrants. Entre promiscuité et violences, les bénévoles sont dépassés.

Au camp de Blida, quelque 700 demandeurs d’asile passent chaque jour. Ce camp, établi dans un premier temps en 2013, a été réaménagé en avril dernier par l’État, sur un parking de la ville de Metz. Mais alors que ses capacités d’accueil sont largement dépassées, il continue d’arriver de plus en plus de monde. Pour les associations et bénévoles en charge de sa gestion quotidienne, l’installation est devenue un véritable « bidonville humanitaire », où promiscuité et violences s’intensifient. « Il n’y a même plus la place de mettre des blocs sanitaires. Il fait chaud, la densité est plus importante, donc la tension monte », explique Marie-Claire Fabert, l’une des responsables associatives qui interviennent sur le camp.

Ce parking, où s’accumulent des tentes fournies par des collectifs citoyens, a été transformé en camp en avril, lorsque la préfecture de Moselle a indiqué ne plus avoir une seule place pour loger les demandeurs d’asile. Au printemps, 150 personnes y avaient été installées : avec 500 personnes en moyenne arrivant chaque mois, la préfecture n’avait plus aucune capacité d’accueil. « Quand on est passé au-delà de 300, cela a commencé à être compliqué. Puis, quand cela a dépassé les 400, on a senti que l’on ne gérait plus la situation », explique Claude, l’un des bénévoles qui s’occupent notamment des distributions de tentes et de repas chauds.

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Le Point

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