Actif toxiques, spéculations, dettes, magouilles en tous genres. C’est le jeu que jouent les banques. A force de vouloir sauver celles qui sont en difficulté, le monstre grossit et pas sûr qu’il soit contrôlable… Le « to big to fail » va encore faire des victimes…

C’est une vaste blague à laquelle les gens, et c’est heureux finalement pour la stabilité sociale du système, ne prennent pas garde.

C’est la blague de la solidité des banques européennes et en particulier de la solidité des banques espagnoles qui, comme chacun le sait, ont été sauvées encore et encore, et que tout va super bien.

 

 

Tellement bien d’ailleurs que l’on vous vend l’idée qu’en regroupant tous les plus mauvais joueurs d’un pays, on va obtenir une équipe capable de gagner la coupe du monde… Si si, ne riez pas, c’est exactement ce que l’on vous raconte à longueur de JT et autres informations relayées dans les médias de masse.

Bon, dans la vraie vie, deux mauvais ne font jamais deux brillants et c’est ce qu’il se passe après le rachat un peu contraint et forcé de la Banco Popular clairement en faillite par la Santander qui va le devenir !

RPT-Santander évoque de nouveaux risques liés au rachat de Popular

Banco Santander a annoncé mardi, dans une note envoyée à ses actionnaires dans le cadre de l’augmentation de capital de 7 milliards d’euros, que des risques importants liés au rachat de sa concurrente en difficulté Banco Popular dans le cadre de son plan de sauvetage pourraient avoir un impact négatif sur ses résultats.

« La première banque espagnole a noté que les poursuites en justice liées à l’augmentation de capital de Popular l’an dernier et son sauvetage le mois dernier, ainsi que les risques attachés à un portefeuille de 30 milliards d’euros d’actifs immobiliers toxiques, pourraient affecter ses résultats. »

“Une estimation des dommages en justice montre qu’ils pourraient affecter l’acquisition de Popular, avec d’éventuelles indemnités à verser, qui pourraient avoir un effet négatif important sur les résultats et la situation financière de Santander Group”, a déclaré la banque dans le document.

La banque a ajouté aussi qu’elle ne connaissait pas encore l’ampleur des problèmes du portefeuille de prêts immobiliers et qu’elle pourrait encore découvrir plus d’actifs toxiques, de risques inconnus et de dettes cachées que prévu au départ…

Quand le premier de cordée chute, on coupe la corde pour sauver les autres !

C’est cruel.

Le choix est forcément douloureux.

La décision est fondamentalement horrible à prendre et on espère ne jamais avoir à se retrouver dans une telle situation.

Mais…

La décision la plus rationnelle, la décision la plus viable est évidemment de couper la corde pour éviter que le premier de cordée n’entraîne tout le monde dans sa chute. Enfin, uniquement quand la cordée n’est pas suffisamment puissante pour le remonter bien entendu.

Dans le cas de Santander et de Banco Popular, on se retrouve avec une banque qui est devenue tout simplement la plus grosse banque d’Espagne.

Il est fort probable qu’encore une fois, en souhaitant simplement du temps, on ait encore aggravé la situation future en accouchant d’un monstre dont on ne pourra plus se défaire.

Tant que l’on ne tuera pas quelques banques en sauvant les épargnants mais en liquidant les actionnaires complaisants, les créanciers obligataires véreux et spéculateurs, et les directions générales lamentables, on ne réglera pas la crise bancaire mondiale, sans oublier la séparation des activités bancaires.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT pour INSOLENTIAE

Retour à l'accueil