Après les paroles, place aux actes !

IL NE SUFFIT PAS DE PROMETTRE IL FAUT DÉLIVRER....
 

Après quelques semaines de mise en jambes, le gouvernement va être obligé de passer aux actes. Il est attendu au tournant par beaucoup de Français qui, faute d'alternatives crédibles, lui ont donner une confiance implicite ou du bout des lèvres. 
 

Depuis deux jours, on ne cesse de parler de l'audit de la Cour des Comptes, et des dérapages qu'elle dénonce, tant sur 2017 que sur 2018. Le premier Ministre, en l'évoquant, fait l'outragé, reprenant le terme d'insincérité.... Par ailleurs, le bruit commence à se répandre que des décalages seront peut-être nécessaires.... 
De qui se moque-t-on ? 

 

Depuis Novembre dernier nous savons tous que le gouvernement manipulait le budget, même les chiffres principaux de ces manipulations étaient connus. Je crois même me souvenir que Fillon, non seulement les avait évoqués mais qu'il en avait tenu compte dans son approche budgétaire 2017 et 2018. 
 

En fait je pense plutôt que le gouvernement cherche des excuses car il se rend compte qu'il est impossible d'appliquer le programme électoral de Macron, suivant le calendrier prévu. De plus, Macron a bien compris qu'il serait impossible de demander à l'UE, pour la 13ème fois un report, il ne serait plus crédible. Alors la situation de facilité serait de différer certaines promesses. 
 

Si le gouvernement ne veut pas être mis en difficulté pour non-respect de celles-ci, il n'a qu'à trouver des économies dans le train de vie de l'état, des collectivités locale et dans les prestations qu'il sert. Si il ne sait pas sur quoi il peut réaliser des économies, qu'il demande à l'Ifri, ils ont préparé la liste des dépenses à réduire ou supprimer.  Ainsi, il ferait d'une pierre deux coups, d'une part en respectant leurs engagements et d'autre part en commençant immédiatement la réduction des dépenses publiques. On va pouvoir tester le courage de Philippe....et celui de Macron !!!!!
 

Un autre sujet est également préoccupant, il s'agit du projet de loi concernant le travail. Bien que rien ne soit clair à ce stade, des bruits de couloirs laissent entendre des compromis syndicaux qui amoindriraient considérablement la portée des dispositions envisagées. De ce qui filtre des discussions avec les syndicats, on ressent toujours la même chose...on ne parle que des grosses sociétés industrielles. Pas un mot sur les 2 millions de PME/TPE en en particulier celles qui sont dans le secteur des services.
 

La confiance est le carburant absolument nécessaire pour que les entreprises et leurs investisseurs repartent de l'avant. Clairement le moral s'est très nettement amélioré depuis deux mois. Il ne peut être question de décevoir les entrepreneurs et de ne pas "délivrer" ce qui a été promis, et il ne doit pas même être question de le différer. Cela concerne l'ISF, le CICE, et les lois travail telles qu'envisagées initialement.
 

Globalement le changement de style, la maîtrise en matière de relations internationales, sont des points positifs à mettre au crédit du nouveau Président...mais tout ceci est fragile, il est donc impératif de ne pas commettre le faux pas qui ruinerait l'espoir de sortir de décennies de parole non tenues.

Gaël DeLa Porte DuTheil

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