Démission de Sylvie Goulard

Parfois, il arrive que la réalité dépasse la fiction. On avait cru comprendre que Sylvie Goulard, pilier du gouvernement Philippe I en tant que ministre des Armées, s’était fait réformer (c’est dans l’air du temps…) et avait renoncé à rempiler à cause de l’affaire des emplois présumés fictifs du Modem.

Mais dans son édition du 25/06/17, le Journal du Dimanche (JDD) révèle une facette de l’ex-eurodéputée qui avait échappé au bon peuple – il est vrai que celui-ci ne vaut pas les élites…

 

Le JDD (qui ne passe pas pour être un brûlot anti-européen) dévoile donc que Mme Goulard – l’une des plus eurofanatiques de la bande – était « conseiller spécial » auprès de l’Institut Berggruen « pour des revenus « supérieurs à 10.000 euros mensuels », et ce, sur une période courant d’octobre 2013 à janvier 2016. Le journal rappelle que l’institut Berggruen, dont le siège est en Californie, est une organisation à but non lucratif chargée de « réfléchir aux systèmes de gouvernance ». A l’évidence un plus dans le CV qu’elle avait dû glisser à Emmanuel Macron.

Le site RT France précise pour sa part que le généreux mécène était en réalité le Think tank « Council on the Future of Europe (« Conseil pour l’avenir de l’Europe », pour les non-spécialistes des langues rares) fondé en septembre 2011 à l’initiative de personnalités comme l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair, l’ancien ministre de l’Economie français Jacques Delors ou encore l’économiste Alain Minc », et qui est rattaché à l’Institut Berggruen.

« Le Berggruen fait la promotion de l’Union européenne et contribue au débat d’idées », a justifié Mme Goulard

Cet institut américain, donc au-dessus de tout soupçon, est un partisan déclaré de l’intégration européenne. Ce qui est plaisant dans cette situation, est que la nature propagandiste de ce noble organisme… constitue précisément l’excuse mise en avant par la fugace chef des armées : « le Berggruen fait la promotion de l’Union européenne et contribue au débat d’idées », a justifié Mme Goulard.

Pour un peu, on serait presque déçu. Car prendre l’argent de l’UE (ici, de l’europarlement) pour financer une activité politique nationale, voilà qui fleurait bon un souverainisme inconscient et refoulé.

Mais prendre l’argent américain pour faire la propagande de l’Europe, voilà qui gâche tout.

Précisons à l’attention de Pôle emploi qui ne manquera pas d’étudier le dossier de la malheureuse, que celle-ci n’a jamais envisagé de rendre la somme importée de Californie. On vous laisse faire le calcul.

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