Et maintenant, on fait quoi ?

 

Comme promis dans mon édito du 9 mars 2017 (« En prison tout le monde n’est pas Charlie »), dans lequel je vous ai raconté comment Lydie Fagiolino, surveillante à la Maison centrale de Poissy, m’a dénoncé aux Allemands, du crime de lèse-majesté, pour avoir chanté une chanson à ma mère, au téléphone, et suite à quoi les responsables de la Kommandantur locale, Vanessa Prempain, directrice-adjointe, et Michel Saint-Jean, directeur interrégional de l’administration pénitentiaire de Paris, ont ordonné et confirmé ma condamnation à 15 jours de mitard, condamnation synonyme, en outre, d’un mois de prison ferme à faire en plus ; comme promis dans cet édito, je viens vous faire part du résultat du recours en excès de pouvoir que j’ai intenté contre cette condamnation, résultat qui a été prononcé par le Tribunal administratif de Versailles, à son audience publique du 24 mars 2017.

Si je vous en fais part uniquement aujourd’hui, c’est parce que j’attendais que le jugement soit revêtu de la force de la chose jugée, c’est-à-dire définitif, ce qui fait que personne ne peut plus le remettre en cause. Du coup, même s’il s’était avéré que j’avais tort, quand j’ai dit, dans mon édito précédent, que Lydie Fagiolino, Vanessa Prempain et Michel Saint-Jean, ont eu exactement la même conduite que leurs homologues durant l’Occupation (eux, qui, plutôt qu’appliquer les lois de la République, donnaient préséance à Mein Kampf, une circulaire éditée par Adolf Hitler en 1923), étant donné qu’en lieu et place de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, ces fonctionnaires pareillement soucieux de se faire bien voir par leur hiérarchie, ont appliqué une circulaire prise le 11 mars 2013 par le ministre de la Justice de l’époque, Christiane Taubira, à savoir un document qui n’a aucune valeur normative, et par lequel, tenez-vous bien, Madame Mariage pour tous, et alors plus haute responsable de l’application de la loi en France, a demandé aux agents de l’administration pénitentiaire de faire exactement le contraire de ce que dit cette loi pénitentiaire, à savoir se servir des écoutes des conversations téléphoniques des détenus comme raison susceptible de les envoyer au mitard, voire à Auschwitz, si des fois, oui, il était possible de rouvrir un bâtiment ou deux en cachette, de préférence, bien sûr, ceux où étaient abritées les salles de douche. (en allemand salish douchen)

Voilà. Donc même s’il s’était avéré que j’avais eu tort de dire tout cela, maintenant que ce jugement du Tribunal administratif de Versailles est définitif, personne n’est plus valablement fondé à soutenir devant la justice, que j’avais tort : j’avais raison, j’ai raison, j’aurai toujours raison.

En effet, le Tribunal administratif de Versailles m’a donné raison [1] : opposer en lieu et place de la loi, une circulaire qui est contraire à la loi, c’est mettre en échec l’exécution de la loi. C’est un délit.

Et Madame Le Montagner, Madame Lamarche et Madame Isoard, Président et conseillers, ajoutent :

« Si certes Monsieur Gaiffe-Cohen a tenu des propos injurieux à l’égard du ministre de l’Intérieur, sous la forme d’une chanson qu’il avait composée, ceux-ci ont été prononcés au cours d’un échange téléphonique avec ses parents dans un cadre privé, et non en présence d’agents de l’administration pénitentiaire. Dès lors Monsieur Gaiffe-Cohen est bien fondé à demander l’annulation de la décision de sanction, cela quand bien même les propos incriminés ont été entendus par un agent qui écoutait la conversation en application de l’article 727-1 du Code de procédure pénale. »

Alors pour répondre à la question qui est posée en titre, sachez que je vais envoyer tout ce joli petit monde devant le tribunal, correctionnel cette fois, par voie de citation directe, du chef du délit précité de mise en échec de l’exécution de la loi. Et croyez-moi les copains : on va bien rigoler !

Et promis, évidemment, je vous tiens au courant.

 

Germain Gaiffe-Cohen
Directeur adjoint de la publication d’E&R

 

Rappel des paroles de la chanson

 

 

Trompette, nazi refoulé
(sur Trompettes de la Renommée, de Georges Brassens)

Mes chers compatriotes, les despotes sont en transe
Le temps de la censure, est de retour en France,
L’ennemi désigné : liberté d’expression
Ils veulent et à tout prix, museler la Nation.
Pétain a interdit, la profession d’artiste
Aux Juifs en quarante-deux, Valls a suivi sa piste,
Lui qui veut supprimer, professionnellement
Dieudonné et rêve de, le faire physiquement.

Trompette... Nazi refoulé... Manuel est démasqué !

Comme celui de l’époque, de la Rafle du Vél-d’hiv
Ministre de l’Intérieur, il mène la dérive,
La nouvelle Shoah, pour l’instant médiatique
Dont est la victime, le pourtant sympathique,
Comique anti déprime, c’est dans son patronyme
« M’Bala M’Bala » r’ bondi, et ceci jusqu’aux cymes,
Au sommet de l’humour, bientôt d’ la République
« Dieudonné, Président » : c’est la meilleure réplique.

Trompette... Nazi refoulé... Manuel est démasqué !

Souv’nez-vous en campagne, il s’est plaint à son sbire
D’un surplus d’étrangers, et qui lui a fait dire,
Qu’il faudrait rajouter, aux contours de l’écran
À la place des Noirs, et des Beurs, quelques Blancs.
Et c’est cet imbécile, viscéral’ ment raciste
Pourri par l’ambition, belliqueux et fasciste,
Qui traite d’antisémite, le joyeux bamboula
« d’Hitler », même a-t-il dit, mais qu’est-ce que ça fout là ?

Trompette... Nazi refoulé... Manuel est démasqué !

C’est sûr pour ce qui est, d’inciter à la haine
Monsieur Valls s’y connaît : il n’y a pas plus malsaine,
Que sa politique, de diviser les gens
Le port de l’étoile jaune, à quiconque se défend,
De la pensée unique, menterie par laquelle
Il a répertorié, le geste de la quenelle,
Comme un salut, nazi, qui serait inversé
S’il n’est pas satanique, qu’il est vil ce verset !

Trompette... Nazi refoulé... Manuel est démasqué !

L’ordre lui en fut donné, et dans toute sa mesure
Anti démocratique, par la kommandantur,
Le Crif et la Licra, qui dirigent en sous-mains
Notre Gouvernement, cloaque de pantins,
Totalement dévoué, à celui d’Israël
Pays de l’Apartheid, heureux de la nouvelle,
Les médias ont suivi, sans aucune exception
Dieudonné doit mourir, et pas d’absolution !

Trompette... Nazi refoulé... Manuel est démasqué !

La solution finale, elle est là leur trouvaille
Et c’est toujours la même, il n’y a rien qui vaille,
Mieux que pour ces messieurs, que de faire massacrer
À Gaza comme ailleurs, qui a de plus sacré,
De pouvoir vivre en paix, et pas dans l’esclavage
Que prônent les sionistes, par leur odieux clivage,
Qui les veut diriger, les peuples inférieurs
Et fait du Peuple élu, la race supérieure.

Trompette... Nazi refoulé... Manuel est démasqué !

Et d’ailleurs donc, tenez, écoutez la dernière
Frasque de notre République bananière,
Annoncé pour jouer, aux Chinois, Thaïlandais
Son tout dernier spectacle « Dieudonné en paix »,
Il s’est fait dénoncer, comme jadis en quarante
Par ceux-là même qui, nous disent mieux : se vantent,
D’être les défenseurs, de notre liberté
Mais qui en ont appelé aux autorités.

Trompette... Nazi refoulé... Manuel est démasqué !

Chinoises et Thaïlandaises, officiels dictateurs
Serviles exécutants, qui n’ont pas plus d’honneur
Que leurs commanditaires, d’Israël et Paris
Car tous ont dit le onze, janvier « JE SUIS CHARLIE ».
Donc comme dirait mon adjoint Patrice Alègre
À la publication, concernant cette pègre,
Les véritables criminels souvent sont
Les récriminateurs, les donneurs de leçons.

Trompette... Nazi refoulé... Manuel est démasqué !

Partisans d’ la quenelle, mouvement qui annonce
Comme un printemps français, sans un coup de semonce,
Marchons sur l’Élysée, b*** le Parlement
Comme dans la Marseillaise, virons sans ménag’ment,
Les traîtres à la Patrie, qui ont vendu la France
Dont le chef est Hollande, Valls lui mène la danse,
Contre les Résistants, que nous sommes « zici »
Aussi à son endroit, concluons par ceci :

Trompette... Nazi refoulé... Manu, va t’ faire enculer !

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